Difficile de dénoncer un cas de maltraitance. Par peur de l’erreur, de la dénonciation abusive, de nombreuses personnes se taisent et laissent les personnes âgées seules face à leurs bourreaux.
Réfléchir à la raison pour laquelle la victime de maltraitance ne parle pas est le premier pas et le plus importante. Pour être aidé de manière efficace, une collaboration minimale de la part de la victime est requise. Peur des représailles, peur des répercussions possibles suite à cette dénonciation (solitude, destruction de la famille), honte et culpabilité : telles sont les raisons qui plongeraient une personne victime de maltraitance dans un profond silence.
Comprendre les raisons de ce silence prolongé est souvent long et c’est la relation de confiance entretenue avec la personne âgée qui fera seule la différence. Il n’est jamais trop tard pour changer les choses est la patience est l’un des maîtres mots lorsqu’il s’agit de sortir quelqu’un de l’impasse.
Autre difficulté à surmonter dans les cas de maltraitance, la résignation. Les personnes maltraitées sur une longue période développent souvent leur propre technique de « survie » et apprennent à serrer les dents. Beaucoup de gens préfèrent garder les choses pour eux-mêmes plutôt que de discuter de leurs problèmes avec d'autres de peur de passer pour faible ou incapable d’assumer. Pour finir, les personnes âgées mettent souvent en avant leur âge et leur fin de vie. Lutter contre cette résignation et démontrer que tout peut encore changer est essentiel pour leur offrir l’opportunité de s’en sortir.
Une fois la victime de maltraitance mise en confiance et prédisposée à parler, l’écoute est primordiale. Que vous soyez un professionnel de la santé ou une simple connaissance, l’honnêteté est de rigueur et les fausses promesses n’ont pas leur place dans ce type de relation.
Bien que paraissant évidentes, les étapes pré-cités sont souvent écartées par des personnes bien intentionnés qui veulent agir dans l’urgence. Gardons cependant à l’esprit que les personnes âgées, même si diminuées physiquement n’en reste pas moins des adultes et doivent rester maîtres de leur décision. Prendre le temps et aider la victime à prendre son problème en main, telle est l’attitude à adopter pour aider les victimes de maltraitance.
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